De quoi parle-t-on ?

Prévenir, sensibiliser, signaler !

La violence peut résulter ou prendre la forme d’une manipulation, d’une séduction, d’une emprise ou d’un abus d’autorité. L’utilisation de la force et de la menace n’expliquent pas à elles seules la caractérisation d’une violence sexuelle.

Les violences sexuelles regroupent:

  • les agressions sexuelles : des comportements basés sur l’utilisation de la force, menace, contrainte ou surprise de la part de l’agresseur qui peuvent prendre la forme de viols et/ou attouchements (un baiser, une caresse et autres).
  • les atteintes sexuelles : des actes de pénétration sexuelle qui ne supposent pas l’emploi de la violence, de la contrainte ou de la menace (suite par exemple à des gestes de tendresse insistants ou des contacts physiques insistants) et qui sont commis par un majeur sur un mineur de moins de 15 ans.
  • le harcèlement sexuel : une violence sans impact sur l’intégrité physique de la victime mais qui peut prendre la forme, de chantage dans le but d’obtenir des faveurs sexuelles, d’invectives et humiliations répétées à caractère sexuel, d’attitudes d’exhibitionnisme ou de voyeurisme.
  • le bizutage : il se caractérise le plus souvent par l’obligation d’accomplir des actes humiliants et dégradants notamment en début d’année scolaire ou de saison sportive.
  • le sexisme d’ambiance ou sexualisation d’ambiance : certes c’est davantage de la discrimination qu’une violence sexuelle, mais l’instauration d’un climat sexiste et sexualisé dégrade les conditions de travail et d’entraînement : propos / sms à connotation sexuelle ou représentations sexistes ou homophobes qui ne visent pas nécessairement une personne précise mais qui ont pour effet de dégrader les conditions de travail ou d’entraînement sur le critère du sexe : affiches de sportives dénudées pour promouvoir le sport féminin / les gentils bizutages, les bifles, l’olive qui favoriseraient la camaraderie masculine / visionnage de vidéos pornographiques devant sa collègue…

Prévenir les violences sexistes et sexuelles, car...

5
élèves par classe sont victimes de cybersexisme
En France, 160 000
enfants sont victimes de violences sexuelles
Plus de 49 %
des condamnations pour des faits de viol sur mineurs de quinze ans concernent des auteurs mineurs

Vous êtes victimes ou témoins d’un acte de violence dans le cadre d’une activité FSGT

En cas d’urgence, appelez le 17 « police secours » ou envoyez un sms au 114

Je signale en contactant signal-sport@sports.gouv.fr

 

Vous êtes mineurs.e et victime de violence sexuelle ou pensez être victime de harcèlement :

Appeler le 119 « Enfance en Danger » (7j/7 – 24h/24 – gratuit) – allo119.gouv.fr

Vous êtes victime de cyberviolences :

Appeler le 3018 (7j/7 – 24h/24 – gratuit/anonyme/confidentiel)

Vous êtes sourd.e ou malentendant.e :

Appeler le 114 (accessible par visiophonie, tchat, sms ou fax, 24h/24 7j/7)

 

Pourquoi briser le silence ?

Parce que faire du sport, c’est avant tout un plaisir et non pas tout accepter au nom du sport. La pratique du sport ne saurait justifier des violences sexuelles.

Si vous êtes victime mineur.e ou adulte :

  • Pour ne plus en souffrir et en être dépendant(e).
  • Pour être aidé(e) et vous protéger.
  • Pour retrouver votre intégrité.
  • Pour que cela n’arrive pas à quelqu’un d’autre ou que cela recommence…
  • Parce que ces agissements sont inacceptables, punis par la loi.
  • Parce que c’est un droit de se défendre lorsqu’on subit ces actes.

Si vous êtes témoin mineur.e ou adulte :

Parce que c’est un devoir de signaler lorsque vous avez la conviction de la survenance de tels faits.

La conviction, mais aussi des doutes. Avoir des craintes ou des questionnements n’est pas évident. Il faut justement pouvoir en parler et ne pas minimiser une attitude ou un changement de comportement chez le sportif comme chez l’éducateur, ni banaliser un geste dit sportif qui pourrait s‘apparenter à une atteinte sexuelle.

Si vous êtes acteur du sport (dirigeant, encadrant, éducateur, parent, pratiquant et agent dans les services…), vous êtes tenu de :

Signaler les actes de violence sexuelle portés à votre connaissance par la victime ou une personne à qui la victime s’est confiée directement auprès du Procureur de la République en l’absence de doute. Sinon, auprès d’un des contacts mentionnés ci-dessous pour bénéficier d’un accompagnement et de conseils :

  • auprès des numéros d’appel d’urgence : dont le 119 pour les mineur(e)s notamment si les faits surviennent dans un contexte familial et en dehors du champ sportif;
  • auprès de la Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes (CRIP) de votre département en lui transmettant une information préoccupante ;
  • auprès d’une autorité administrative (DDCS-PP) ;
  • auprès d’une association.
  • en application de l’article 434-3 du code pénal, pour tout citoyen ;
  • en application de l’article 40 du code de procédure pénale, pour tout agent public.
  • tenir compte des signaux que la victime pourrait exprimer, sans nécessairement le verbaliser. En aucun cas, vous ne devez les banaliser ou les sous-estimer.