
5 avril : le sport populaire, au service du développement et de la paix
Chaque année, le 5 avril marque la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix. Mais le sport ne peut pleinement servir la paix que si celle-ci existe. La paix, indissociable de la justice, est donc condition du sport, tout autant que le sport peut être un instrument d’émancipation et de résistance.
Derrière l’image universelle d’un sport qui rassemblerait naturellement les peuples, la réalité rappelle que les terrains de jeu, comme les sociétés, ne sont jamais totalement séparés des rapports de pouvoir et des conflits. Le sport peut alors être instrumentalisé, mobilisé dans des discours qui parlent de paix tout en évitant d’interroger les injustices qui nourrissent les guerres.
Mais il peut aussi être autre chose. Le sport peut être un outil concret d’émancipation et de résistance.
Le droit de jouer pour toutes et tous
Depuis sa création, la Fédération Sportive et Gymnique du Travail défend un sport populaire, internationaliste et émancipateur. Parce qu’il place la participation, l’éducation, la coopération et l’accès de toutes et tous à la pratique sportive au cœur de son projet, le sport populaire contribue à former des citoyennes et citoyens capables de construire des sociétés plus justes et plus solidaires.
Dans ce cadre, la FSGT développe des initiatives de coopération et solidarité internationale : formation d’enseignant.es et d’animateur.ices au sport pour toutes et tous, développement de pratiques sportives inclusives et émancipatrices, échanges internationaux et participation à des événements mondiaux.
En Palestine, dans un contexte où l’accès au sport et les terrains de jeu eux-mêmes sont menacés par l’occupation, ces projets contribuent à soutenir le droit de jouer. Ils permettent aussi de reconnaître et valoriser les acteurs palestiniens du sport, tout en contribuant à renforcer leur autonomie, leur visibilité et leur reconnaissance sur la scène internationale.
Vivicittà : relier les peuples par un sport populaire
Parmi les initiatives de solidarité internationale, la Vivicittà illustre également l’approche de la FSGT. Organisée simultanément dans plusieurs villes du monde, elle porte un message simple : celui d’un sport populaire accessible à toutes et tous et capable de relier les peuples au-delà des frontières.
En 2026, plusieurs Vivicittà seront organisées par des clubs et comités FSGT : le 28 mars à Saint-Caprais, le 5 avril à Saint-Ouen, puis le 12 avril à Vieux-Condé, Ivry-Vitry, ainsi qu’à Mayotte et à La Réunion, avec des formats ouverts à toutes et tous (courses, marche, relais, roller, etc).
Le sport peut préserver des espaces de solidarité, de dignité et de vie collective.
Comme le rappelait Martin Luther King Jr. : « La paix véritable n’est pas simplement l’absence de tension : c’est la présence de la justice. »
Défendre le droit de jouer, c’est déjà défendre la justice… et donc la paix.